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Insomnie et médicaments : une étude en cours Imprimer

11 mars 2015 - Dans le cadre de la journée mondiale du sommeil, le 13 mars, l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal souhaite sensibiliser la population en général et les aînés en particulier à la l’insomnie et à la consommation prolongée de somnifères.

Mieux dormir est important pour le cerveau
10 % de la population québécoise souffre d’insomnie chronique, et cette proportion augmente avec l’âge, touchant près d’un tiers des aînés. On sait que le sommeil aide à consolider la mémoire, et qu’un mauvais sommeil entraîne des déficits cognitifs. Des études montrent que les personnes âgées souffrant d’un trouble du sommeil sont plus à risque de développer des problèmes cognitifs, voire une démence.

Dormir sans médicament, c’est mieux dormir
Quelque 25 % de la population âgée québécoise consomme des somnifères de type benzodiazépine (exemples : Rivotril, Ativan, Serax, Restoril), et parmi les consommateurs, près de la moitié s’en ressentent dépendants.
Parmi les conséquences fréquentes de la consommation de ces médicaments à long terme, on constate une augmentation des troubles de mémoire et de concentration, un risque accru de chutes et de perte d’autonomie, alors que l’efficacité sur le sommeil est souvent réduite.

Arrêter les somnifères, c’est possible
L’IUGM mène actuellement une étude visant à améliorer le sommeil et le fonctionnement cognitif des personnes âgées insomniaques sans médicament, tout en arrêtant progressivement leurs somnifères :

Titre de l’étude
Évaluation de l’efficacité d’une combinaison de thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie à un programme structuré de sevrage de benzodiazépines sur les fonctions cognitives et le sommeil chez la personne âgée.

Chercheurs
Thien Thanh DANG-VU, M.D., Ph.D. ; Cara TANNENBAUM, M.D.

Description de l’étude
Programme d’arrêt progressif de somnifères (benzodiazépines) à l’aide d’un traitement non médicamenteux pour le sommeil, chez des personnes âgées de plus de 65 ans et souffrant d’insomnie chronique. Étude de l’effet de ce traitement sur le sommeil et sur la mémoire. L’étude comprend des questionnaires, des évaluations du sommeil, et un programme d’arrêt des somnifères s’étalant sur plusieurs semaines.
 
Critères d’inclusion
- Personnes âgées de 65 ans et plus
- Utilisation de somnifères de type benzodiazépines ou apparentés (exemples : Rivotril, Ativan, Serax, Restoril, Sublinox, Imovane), pour de l’insomnie chronique, pendant plus de le moitié des nuits depuis au moins 3 mois

Critères d’exclusion
- Démence
- Maladie de Parkinson
- Handicap moteur, visuel ou auditif sévère
- Antécédents d’épilepsie, médication à visée anti-épileptique
- Dépression majeure active non contrôlée
- Trouble psychotique, médication anti-psychotique
- Autres médicaments prescrits pour des troubles du sommeil
- Histoire récente d’alcoolisme ou d’abus de drogues
- Syndrome d’apnées du sommeil modéré à sévère
- Patients n’ayant pas la maitrise de la langue française (car les sessions de traitement se feront en groupe en français et l’évaluation de la mémoire comprendra des tests de mémoire qui devront être faits en français).



Pour participer ou pour obtenir plus d’information sur cette recherche :
Caroline Desrosiers, Ph. D. (coordonnatrice)                                                                                                   
Téléphone : 514 340-3540, poste 4790
Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.