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Rééducation de la stabilité et de la posture

Vidéo « La désensibilisation progressive »

La désensibilisation progressive


PREMIÈRE ÉTAPE : la prise de conscience de la zone de stabilité

  • Il fallait démontrer à Mme Noémie jusqu'où elle était capable de bouger les bras, la tête et le tronc, ou de s'étirer, sans perdre l'équilibre afin qu'elle puisse se mouvoir en toute confiance. Nous avons donc demandé à Mme Noémie d'effectuer des rotations du tronc à droite, puis à gauche, dans un premier temps les yeux ouverts, pour la rassurer, puis les yeux fermés, afin qu'elle élimine toute distraction extérieure et se concentre sur les sensations provenant de son corps. Afin que Mme Noémie reprenne facilement confiance en ses capacités, les exercices ont été tout d'abord réalisés assis, puis debout.
  • Nous avons ensuite ajouté aux mouvements du tronc les mouvements des bras. Mme Noémie devait aller chercher des objets que le physiothérapeute mettait de plus en plus loin (ces exercices étaient bien entendu réalisés sous étroite surveillance, le physiothérapeute ne touchant pas la patiente mais étant assez proche pour l'encourager, la rassurer et parer à toute perte d'équilibre). Une fois cette étape maîtrisée par la patiente, nous avons pu amorcer la deuxième.

DEUXIÈME ÉTAPE : les exercices de contrôle postural

  • Dans ce cas-ci, le physiothérapeute intervenait directement, puisqu'il donnait à Mme Noémie, qui avait tour à tour les yeux ouverts, puis fermés, de petites poussées déstabilisatrices au niveau du tronc, et ce, dans toutes les directions.
  • Nous avons également fait monter Mme Noémie sur un plan mobile, soit une planche qui bascule ou un ballon dégonflé, ce qui a eu pour conséquence d'apporter des changements de position auxquels il lui a fallu réagir pour maintenir son équilibre le plus longtemps possible.
  • Ces exercices ont été répétés plusieurs fois afin que Mme Noémie se sente à l'aise et reprenne graduellement confiance en ses capacités Si elle avait été trop craintive, nous aurions exécuté ces mêmes exercices entre des barres parallèles, qui assurent plus de solidité à la position. La patiente est ensuite incitée à réduire progressivement l’appui qu’elle prend sur les barres ; elle s’aide d’abord de ses deux mains, puis d’une seule, enfin, elle n’utilise plus les barres.

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Rééducation de la marche

Vidéo sur la rééducation de la marche

Vidéo sur la rééducation de la marche

  • La rééducation de la marche suivait la même logique : Mme Noémie s'aidait tout d'abord d'une marchette qui la sécurise, puis elle tâchait de moins en moins. Au cœur de sa réadaptation, la patiente devra augmenter sa confiance en elle: elle devra sentir qu'elle est capable d'entreprendre certaines activités en toute sécurité et de façon autonome, malgré son appréhension.
  • La durée et la difficulté des activités ont été progressivement accrues. On observe que les activités dans lesquelles les personnes se sentent moins confiantes sont celles qu'elles évitent le plus spontanément.

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Rééducation à l’utilisation des escaliers

  • La même procédure a été adoptée pour les escaliers : la patiente a commencé par monter et descendre un pied d'un petit banc, avec l'aide d'un appui solide (barre fixe ou meuble), puis elle a progressivement cessé de s’appuyer.
  • Une fois ces activités réalisées, le physiothérapeute a accompagné Mme Noémie dans les escaliers du service de physiothérapie où elle a repris confiance en elle et a vaincu sa peur de tomber.
  • Pour surmonter sa crainte des escaliers qui mènent à son sous-sol, nous avons conseillé à Mme Noémie de se faire aider par un proche, pour une courte durée, avant d'être en mesure de les descendre et de les monter d'elle-même, sans aide. La même chose a été proposée pour les escaliers principaux de son domicile.

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